Commentaire de Christophe Rochus sur la Deux lors de la finale Dames de Roland Garros : le CSA est saisi de plusieurs plaintes

12 juin 2017

 

Source : Le Soir Source : Le Soir

 

Suite à un commentaire  formulé en direct sur la Deux lors de la finale dames de Roland Garros ce samedi 10 juin par le consultant RTBF Christophe Rochus, le CSA a été saisi de plusieurs plaintes adressées par des téléspectateurs et des téléspectatrices. À l’issue de la finale, disputée dimanche dernier, le consultant a commenté la balle de match de la joueuse lettone Jelena Ostapenko en concluant « Vous pensez qu'elle a mouillé sur le dernier ou pas?".

 

Les réactions ont été immédiates, tant de la part les téléspectateur.trice.s qui se sont exprimé.e.s sur les réseaux sociaux, que du côté de la RTBF qui a dénoncé ce « dérapage » par l’intermédiaire de Michel Lecomte. Le directeur des sports de la chaîne publique a qualifié ces propos de  « dérapage malheureux et inapproprié » avant de présenter ses excuses au nom de la RTBF en ajoutant que « Ce genre d’expressions ne doit jamais faire partie du vocabulaire d’un consultant qui ne peut laisser la porte ouverte à la moindre approximation propice à un dérapage… »

 

Christophe Rochus a également présenté ses excuses sur Facebook ce dimanche, en précisant que ces propos se réfèrent à une « expression du monde du tennis qui signifie *paniquer*".

 

Le Secrétariat d’instruction du CSA entame ce jour une analyse des plaintes reçues au regard des conditions de recevabilité et de la législation applicable. Cette analyse se fonde notamment sur l’interdiction de diffuser des programmes portant atteinte à la dignité humaine ou au respect de l’égalité entre les femmes et les hommes (art. 9 du décret coordonné sur les services de médias audiovisuels et dispositions du contrat de gestion de la RTBF). Le Secrétariat d’instruction annoncera prochainement ses conclusions relatives à l’opportunité d’ouvrir une instruction.

 


Annexe

« Art. 9

La RTBF et les éditeurs de services soumis au présent décret ne peuvent éditer :

1° des programmes contraires aux lois ou à l’intérêt général, portant atteinte au respect de la dignité humaine, au respect de l’égalité entre les femmes et les hommes ou contenant des incitations à la discrimination, à la haine ou à la violence, en particulier pour des raisons de prétendue race, d’ethnie, de sexe, de nationalité, de religion ou de conception philosophique, de handicap, d’âge ou d’orientation sexuelle ou tendant à la négation, la minimisation, la justification, l’approbation du génocide commis par le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale ainsi que toute autre forme de génocide ».

 

 

  

 

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Dernière mise à jour le 12 juin 2017