• « Masculinités médiatiques », Le temps des médias, 2021/1, n°36.  

 

En quelques mots : Ce numéro du Temps des médias se penche sur la représentation des hommes dans les médias que ce soit parmi le personnel des médias ou dans les représentations véhiculées par ces derniers. Le numéro s’articule en trois parties. La première partie porte sur les conditions de production de la masculinité hégémonique en questionnant notamment les conditions de production du discours journalistique et comment celles-ci contraignent les représentations médiatiques de la masculinité. Dans la seconde partie, « Corps masculins et corps national », les auteur.e.s explorent le contrôle du corps humain comme un enjeu politique, les débats sur l’identité nationale engendrant un réinvestissement des discours virilistes. Enfin, la dernière partie de ce dossier explore les discours évoquant une « crise de la masculinité » et les mouvements de réaffirmation de la virilité masculine. 

 

  • « Les groupes minoritaires et/ou marginalisés à l’ère numérique », Terminal. Technologies de l’information, culture & société, n°127, 2020. 

En quelques mots : Ce numéro réunit des contributeur.trice.s de différentes disciplines qui analysent l’utilisation des médias socionumériques par des groupes minoritaires et/ou marginalisés à des fins de communication et d’engagement. Les médias socionumériques constituent des outils leur permettant de produire des contenus informationnels, d’interagir avec leur public et ainsi de consolider leur identité. Sur le plan politique, les médias socionumériques tendent à visibiliser des groupes qui étaient jusqu’alors minoritaires et/ou marginalisés. 

 

  • « Discours de haine dans les réseaux socionumériques », Mots, les langages du politique, n°125, 2021. 

En quelques mots : Le discours de haine sur les réseaux sociaux constitue un objet d’attention particulièrement intense pour les acteurs politiques, les médias et les acteurs de la régulation.  Ce dossier prend pour point de départ la frontière poreuse qui distingue l’activité et le discours sur les réseaux sociaux et l’environnement hors-ligne. Le dossier se décline autour de cinq propositions abordant successivement : la question des représentations en amont du discours de haine (1), son orientation actionnelle et les actes de langage (2), les rapports de force cristallisés (3), la question des cibles visées par le discours de haine (4), l’interaction entre le discours de haine et la liberté d’expression (5). 

 

  • « Logique algorithmique et reproduction sociétale : les médiations sociales saisies par les algorithmes », TIC et Société, Vol.15, n°1, 2021. 

En quelques mots : Ce numéro questionne l’impact des dispositifs d’automatisation de la production, de la circulation et de la consommation des données sur les modalités de reproduction de la société. Dans le premier article, l’auteur propose une analyse critique de la gouvernance algorithmique. Suivent cinq autres articles qui abordent successivement les dimensions suivantes : épistémologique, culturelle et symbolique, médiatique, éthique et politique. 

 

  • « Médias et racialisation », Réseaux, n° 223, 2020/5.  

En quelques mots : Ce numéro prend ancrage dans le mouvement « Black Lives Matter » qui a connu un retentissement mondial. Les coordinateurs du numéro précisent également la tendance croissante de traiter les problématiques qui traversent la société française à travers le prisme « racial ». « Dans son acceptation croissante par les sciences sociales en France, la racialisation peut être entendue comme un processus d’altérisation d’individus ou de groupes sociaux renvoyant à des origines essentialisées, que celles-ci soient supposées relever de phénotypes communs ou traditions partagées »*. Ce dossier se propose d’explorer à la fois l’environnement de la production médiatique mais aussi les représentations médiatiques. Dans le dernier volet de ce dossier, les contributeur.rice.s abordent la littérature états-unienne en la matière qui a ouvert le champ d’analyse de la racialisation dans les médias. 

(*Introduction) 

 

  • « Le spectateur numérique », Télévision, n°11, 2020. 

En quelques mots : Ce numéro s’inscrit en prolongement du précédent numéro consacré aux mutations audiovisuelles. Les plateformes de partage vidéo sont venues concurrencer les chaines de télévision traditionnelles et génèrent une délinéarisation de la consommation des contenus audiovisuels. L’apparition de ces nouveaux acteurs impacte à la fois l’écosystème des médias, les modes de production, de diffusion mais aussi de consommation. Le dossier questionne à la fois l’interaction avec les contenus et la temporalité de la réception audiovisuelle en analysant des cas spécifiques : webséries, algorithmes de recommandation, le webdocumentaire, les plateformes de VOD etc…. Ce faisant, il « s’efforce d’esquisser le portrait-robot » de ce nouveau « spectateur numérique ». 

 

  • « Usage(r)s des plateformes : les publics de l’audiovisuel à la demande », Communiquer, 2021. 

En quelques mots : Alors que les plateformes de partage vidéo et services de VOD sont analysés essentiellement d’un point de vue économique, les contributeur.rice.s les abordent sous un autre éclairage : celui des publics et des usages.  Le dossier décline des approches complémentaires des usages et usagers des plateformes : le revisionnement des séries, les pratiques de visionnage sur Netflix, le dispositif d’accompagnement des publics sur Netflix, l’accompagnement éducatif cinéphile ou encore les vlogs. Le numéro de Communiquer propose également un long entretien avec Josiane Jouet, professeure émérite de l’université Paris II, qui fut l’une des premier.ère.s chercheur.euse.s à travailler la sociologie des usages au regard des technologies.  Elle revient sur les transformations technologiques qui ont marqué ces quarante dernières années qui ont modifié en profondeur les usages avant d’évoquer les questionnements méthodologiques qui ont traversé le champ de la sociologie des usages à l’aune du numérique. 

 

  • « Le monde de production du jeu vidéo », Réseaux, n°224, 2020. 

En quelques mots : Ce numéro de Réseaux consacré à la production du jeu vidéo prend pour point de départ l’évolution des modes de production ces vingt dernières années. Cette nouvelle organisation du travail se traduit notamment par une spécialisation des tâches, la croissance des équipes et une variété de profils : gestion de projet, scénariste et responsable de l’environnement sonore,  gestion des public, concepteur de systèmes ou niveaux de jeu vidéo etc. Toutefois, ce « noyau industriel » s’insère dans un écosystème plus vaste et peu connu, celui des pratiques d’amatrices et d’amateurs, le « jeu sérieux », l’économie du spectacle (e.sport, streaming). Ce numéro de Réseaux se propose d’explorer ce champ invisibilisé à travers des approches qui tiennent de la sociologie, de l’anthropologie, de la géographie, de l’histoire ou de la communication.