{"id":324,"date":"2018-04-24T12:00:41","date_gmt":"2018-04-24T10:00:41","guid":{"rendered":"http:\/\/barometrediversite.be\/?p=324"},"modified":"2018-04-24T12:00:41","modified_gmt":"2018-04-24T10:00:41","slug":"genre-quelle-place-et-representation-des-femmes-dans-les-programmes-tv","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.csa.be\/egalitediversite\/2018\/04\/24\/genre-quelle-place-et-representation-des-femmes-dans-les-programmes-tv\/","title":{"rendered":"Genre : Quelle place et repr\u00e9sentation des femmes dans les programmes TV ?"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.47&Prime;][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.47&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.47&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb] \u00a0 \u00a0 <strong>De 2011 \u00e0 2013, la proportion de femmes \u00e9tait pass\u00e9e de 31,41% \u00e0 36,88%. En 2017, cette proportion redescend \u00e0 34,33% (-2,55%). Ce r\u00e9sultat doit toutefois \u00eatre nuanc\u00e9 en rappelant une particularit\u00e9 de l\u2019\u00e9chantillon du Barom\u00e8tre 2013 qui avait \u00ab\u00a0gonfl\u00e9\u00a0\u00bb la pr\u00e9sence des femmes \u00e0 l\u2019\u00e9cran\u00a0: nous avions en effet r\u00e9pertori\u00e9 une \u00e9mission de call TV qui diffusait des photos de jeunes femmes dans des \u00ab\u00a0petites annonces\u00a0\u00bb. En excluant ce programme, la proportion de femmes redescendait \u00e0 33,34%. Ce r\u00e9sultat est donc tr\u00e8s similaire \u00e0 celui d\u2019aujourd\u2019hui. D\u00e8s lors, si l\u2019on compare les r\u00e9sultats 2013-2017 en excluant cette \u00e9mission de call TV, la pr\u00e9sence des femmes stagne quasiment \u00e0 l\u2019\u00e9cran. Dans tous les cas, les intervenantes demeurent largement sous-repr\u00e9sent\u00e9es eu \u00e9gard \u00e0 leur pr\u00e9sence dans la soci\u00e9t\u00e9 belge (51% au 1<sup>er<\/sup> janvier 2017 selon les chiffres de Statbel).<\/strong> \u00a0 La repr\u00e9sentation des femmes conna\u00eet un certain nombre d\u2019\u00e9volutions positives. Il ne s\u2019agit pas de \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0structurelle \u00bb mais de petits changements qui apparaissent encourageants car soit ils s\u2019inscrivent dans la continuit\u00e9 des tendances amorc\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment, soit ils semblent initier de nouvelles transformations. <strong>Premi\u00e8rement<\/strong>, dans les programmes d\u2019information, la proportion de femmes conna\u00eet un accroissement de 5,08% depuis le Barom\u00e8tre 2013. Elle poursuit ainsi une <u>augmentation constante<\/u> : 30,42% en 2011, 31,20% en 2012, 32,20% en 2013 et 37,28% pour l\u2019\u00e9dition 2017. Le mouvement amorc\u00e9 dans les pr\u00e9c\u00e9dentes \u00e9ditions du Barom\u00e8tre semble donc se confirmer. La proportion de femmes est aussi en l\u00e9g\u00e8re augmentation dans les magazines et documentaires\u00a0: + 2,22% depuis 2013. Par ailleurs, les informations de port\u00e9e locale comprennent une proportion de femmes l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieure \u00e0 la moyenne\u00a0: 39,79%. Une constante appara\u00eet ainsi au fil des Barom\u00e8tres\u00a0: la proportion de femmes augmente de mani\u00e8re invers\u00e9ment proportionnelle \u00e0 la port\u00e9e du sujet (plus la port\u00e9e diminue plus le nombre de femmes augmente). N\u00e9anmoins, et c\u2019est \u00e9galement un r\u00e9sultat encourageant, la proportion de femmes s\u2019est l\u00e9g\u00e8rement <u>accrue dans le temps<\/u> (singuli\u00e8rement de 2013 \u00e0 2017) dans les sujets d\u2019information de chaque port\u00e9e (c\u2019est-\u00e0-dire de port\u00e9e locale, nationale et internationale). <strong>Deuxi\u00e8mement<\/strong>, le r\u00f4le m\u00e9diatique dans lequel les femmes sont les plus repr\u00e9sent\u00e9es comparativement aux hommes est celui de journaliste \u2013 animateur.trice\u00a0: 43,25% des personnes r\u00e9pertori\u00e9es dans ce r\u00f4le sont des femmes. Il s\u2019agissait du r\u00f4le de candidat.e \u00e0 un jeu en 2013. Cette \u00e9volution est li\u00e9e, d\u2019une part, \u00e0 des sp\u00e9cificit\u00e9s de l\u2019\u00e9chantillon et, d\u2019autre part, \u00e0 des \u00e9volutions transversales. S\u2019agissant des sp\u00e9cificit\u00e9s de l\u2019\u00e9chantillon, on mentionnera le recul de la part occup\u00e9e par le divertissement comparativement aux autres genres de programme, aliment\u00e9 par la disparition du sous-genre \u00ab\u00a0t\u00e9l\u00e9-achat et call TV\u00a0\u00bb dans le corpus. Concernant les \u00e9volutions d\u2019ordre transversal, la proportion de femmes journalistes-animatrices pr\u00e9sente une augmentation de 3,45% depuis le Barom\u00e8tre de 2013 et de 6,77% depuis celui de 2011. Lorsqu\u2019on dissocie les r\u00f4les de journaliste et animateur.trice, les r\u00e9sultats pr\u00e9sentent \u00e9galement des \u00e9volutions int\u00e9ressantes. En effet, la proportion de femme dans le r\u00f4le de journaliste est de 44,63%. C\u2019est une progression de 6,44% par rapport \u00e0 2013. Qui plus est en 2013, 38,19% des journalistes \u00e9taient des femmes pour 45,29% des animateur.trice.s. Les femmes \u00e9taient donc plus fr\u00e9quemment associ\u00e9es \u00e0 l\u2019univers du divertissement. En 2017, la tendance s\u2019inverse\u00a0: 44,63% des journalistes sont des femmes pour 35,43% des animateur.trice.s. Elles sont donc davantage associ\u00e9es \u00e0 l\u2019univers informationnel. <strong>Troisi\u00e8mement<\/strong>, dans les r\u00f4les discursifs socialement valoris\u00e9s d\u2019expert.e et de porte-parole, la proportion de femmes conna\u00eet une augmentation depuis le dernier Barom\u00e8tre. La proportion d\u2019expertes est pass\u00e9e de 18,83% en 2013 \u00e0 20,56% (+1,73%). Quant au r\u00f4le discursif de porte-parole, 28,23% des personnes qui l\u2019endossent sont des femmes en 2017, pour 23,21% en 2013 (soit une augmentation de 5,02%). Et si l\u2019on se focalise sur le r\u00f4le m\u00e9diatique d\u2019expert.e exclusivement dans les journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, on y constate une proportion de 24,49% de femmes. Ces \u00e9volutions 2013-2017 poursuivent les tendances amorc\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment. Il existe donc des \u00e9volutions encourageantes. N\u00e9anmoins, un certain nombre de facteurs viennent nuancer ou contrebalancer ces \u00e9volutions. \u00a0 <strong>&#8211; Tous les r\u00f4les m\u00e9diatiques sont majoritairement masculins.<\/strong> \u00a0 &#8211;<strong> Les femmes rev\u00eatent toujours plus fr\u00e9quemment le r\u00f4le de \u00ab\u00a0vox populi\u00a0\u00bb<\/strong> (39,54%) que de porte-parole (28,23%) ou d\u2019experte (20,56%). Ainsi, elles apparaissent davantage dans le registre de l\u2019affect, du \u00ab\u00a0pathos\u00a0\u00bb que du \u00ab\u00a0logos\u00a0\u00bb. Elles sont moins sollicit\u00e9es pour leur discours critique, leur savoir que pour leur exp\u00e9rience personnelle, leur t\u00e9moignage ou leur avis cens\u00e9 refl\u00e9ter la parole du citoyen ordinaire. C\u2019est une constante au fil des Barom\u00e8tres. &#8211; <strong>En d\u00e9pit de leur progression dans ce r\u00f4le, les femmes journalistes sont moins nombreuses que les hommes<\/strong> (44,63% pour 55,37%). En outre, lorsqu\u2019elles sont pr\u00e9sent\u00e9es dans ce r\u00f4le, les femmes sont d\u00e9sormais davantage au second plan de la mise en sc\u00e8ne de l\u2019information (46,95%) qu\u2019au premier plan (36,00%). La pr\u00e9sence des journalistes f\u00e9minines a ainsi chut\u00e9 dans le r\u00f4le de journaliste principale (-7,84%) et augment\u00e9 dans celui de journaliste seconde (+9,84%) depuis 2013. L\u2019examen diachronique des donn\u00e9es montre que cette situation s\u2019\u00e9carte de 2011 et 2013 mais se rapproche de 2012. &#8211; <strong>Si la proportion de femmes est en l\u00e9g\u00e8re augmentation dans les magazines et documentaires, l\u2019analyse des sous-genres de ces magazines met en exergue que ces derni\u00e8res sont plus largement associ\u00e9es \u00e0 des informations de type \u00ab\u00a0soft\u00a0news\u00a0\u00bb<\/strong>, qu\u2019\u00e0 la culture ou au patrimoine. Cette tendance avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e en 2013. En outre, l\u2019analyse des th\u00e9matiques des sujets d\u2019information dans lesquels apparaissent les intervenantes f\u00e9minines conforte cette tendance. On observe en effet que les hommes se distribuent dans une plus large vari\u00e9t\u00e9 de th\u00e9matiques que les femmes. Qui plus est, ces th\u00e8mes rel\u00e8vent aussi bien des hard news que des soft news, tandis que les femmes sont plus largement associ\u00e9es aux soft news et aux questions soci\u00e9tales (soci\u00e9t\u00e9, sant\u00e9, \u00e9ducation notamment). La seule th\u00e9matique o\u00f9 les femmes sont majoritaires par rapport aux hommes porte sur la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre (51,67% de femmes). &#8211;<strong> Enfin, s\u2019agissant de l\u2019identit\u00e9 des femmes \u00e0 l\u2019\u00e9cran, celles-ci apparaissent toujours plus fr\u00e9quemment que les hommes sans aucune mention identitaire<\/strong> (nom, pr\u00e9nom, profession) lorsqu\u2019elles prennent la parole. C\u2019est une constante au fil des analyses. En outre, alors que l\u2019identit\u00e9 des femmes avait gagn\u00e9 en visibilit\u00e9 entre 2011 et 2013, l\u2019\u00e9cart entre hommes et femmes se creuse d\u00e9sormais. Il est pass\u00e9 de 7,64% en 2013 \u00e0 13% en 2017. Parmi les hommes 26,94% ne font l\u2019objet d\u2019aucune mention contre 39,94% pour les femmes. \u00a0 [\/et_pb_text][et_pb_button button_url=\u00a0\u00bbhttp:\/\/barometrediversite.be\/index.php\/220-2\/?et_fb=1&Prime; button_text=\u00a0\u00bbRevenir au Barom\u00e8tre Programme\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.106&Prime; \/][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 \u00a0 De 2011 \u00e0 2013, la proportion de femmes \u00e9tait pass\u00e9e de 31,41% \u00e0 36,88%. En 2017, cette proportion redescend \u00e0 34,33% (-2,55%). Ce r\u00e9sultat doit toutefois \u00eatre nuanc\u00e9 en rappelant une particularit\u00e9 de l\u2019\u00e9chantillon du Barom\u00e8tre 2013 qui avait \u00ab\u00a0gonfl\u00e9\u00a0\u00bb la pr\u00e9sence des femmes \u00e0 l\u2019\u00e9cran\u00a0: nous avions en effet r\u00e9pertori\u00e9 une \u00e9mission [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":238,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"on","_et_pb_old_content":"<p><strong>De 2011 \u00e0 2013, la proportion de femmes \u00e9tait pass\u00e9e de 31,41% \u00e0 36,88%. En 2017, cette proportion redescend \u00e0 34,33% (-2,55%). Ce r\u00e9sultat doit toutefois \u00eatre nuanc\u00e9 en rappelant une particularit\u00e9 de l\u2019\u00e9chantillon du Barom\u00e8tre 2013 qui avait \u00ab\u00a0gonfl\u00e9\u00a0\u00bb la pr\u00e9sence des femmes \u00e0 l\u2019\u00e9cran\u00a0: nous avions en effet r\u00e9pertori\u00e9 une \u00e9mission de call TV qui diffusait des photos de jeunes femmes dans des \u00ab\u00a0petites annonces\u00a0\u00bb. En excluant ce programme, la proportion de femmes redescendait \u00e0 33,34%. Ce r\u00e9sultat est donc tr\u00e8s similaire \u00e0 celui d\u2019aujourd\u2019hui. D\u00e8s lors, si l\u2019on compare les r\u00e9sultats 2013-2017 en excluant cette \u00e9mission de call TV, la pr\u00e9sence des femmes stagne quasiment \u00e0 l\u2019\u00e9cran. Dans tous les cas, les intervenantes demeurent largement sous-repr\u00e9sent\u00e9es eu \u00e9gard \u00e0 leur pr\u00e9sence dans la soci\u00e9t\u00e9 belge (51% au 1<sup>er<\/sup> janvier 2017 selon les chiffres de Statbel).<\/strong><\/p><p>La repr\u00e9sentation des femmes conna\u00eet un certain nombre d\u2019\u00e9volutions positives. Il ne s\u2019agit pas de \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0structurelle \u00bb mais de petits changements qui apparaissent encourageants car soit ils s\u2019inscrivent dans la continuit\u00e9 des tendances amorc\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment, soit ils semblent initier de nouvelles transformations.<\/p><p><strong>Premi\u00e8rement<\/strong>, dans les programmes d\u2019information, la proportion de femmes conna\u00eet un accroissement de 5,08% depuis le Barom\u00e8tre 2013. Elle poursuit ainsi une <u>augmentation constante<\/u> : 30,42% en 2011, 31,20% en 2012, 32,20% en 2013 et 37,28% pour l\u2019\u00e9dition 2017. Le mouvement amorc\u00e9 dans les pr\u00e9c\u00e9dentes \u00e9ditions du Barom\u00e8tre semble donc se confirmer. La proportion de femmes est aussi en l\u00e9g\u00e8re augmentation dans les magazines et documentaires\u00a0: + 2,22% depuis 2013.<\/p><p>Par ailleurs, les informations de port\u00e9e locale comprennent une proportion de femmes l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieure \u00e0 la moyenne\u00a0: 39,79%. Une constante appara\u00eet ainsi au fil des Barom\u00e8tres\u00a0: la proportion de femmes augmente de mani\u00e8re invers\u00e9ment proportionnelle \u00e0 la port\u00e9e du sujet (plus la port\u00e9e diminue plus le nombre de femmes augmente). N\u00e9anmoins, et c\u2019est \u00e9galement un r\u00e9sultat encourageant, la proportion de femmes s\u2019est l\u00e9g\u00e8rement <u>accrue dans le temps<\/u> (singuli\u00e8rement de 2013 \u00e0 2017) dans les sujets d\u2019information de chaque port\u00e9e (c\u2019est-\u00e0-dire de port\u00e9e locale, nationale et internationale).<\/p><p><strong>Deuxi\u00e8mement<\/strong>, le r\u00f4le m\u00e9diatique dans lequel les femmes sont les plus repr\u00e9sent\u00e9es comparativement aux hommes est celui de journaliste \u2013 animateur.trice\u00a0: 43,25% des personnes r\u00e9pertori\u00e9es dans ce r\u00f4le sont des femmes. Il s\u2019agissait du r\u00f4le de candidat.e \u00e0 un jeu en 2013. Cette \u00e9volution est li\u00e9e, d\u2019une part, \u00e0 des sp\u00e9cificit\u00e9s de l\u2019\u00e9chantillon et, d\u2019autre part, \u00e0 des \u00e9volutions transversales. S\u2019agissant des sp\u00e9cificit\u00e9s de l\u2019\u00e9chantillon, on mentionnera le recul de la part occup\u00e9e par le divertissement comparativement aux autres genres de programme, aliment\u00e9 par la disparition du sous-genre \u00ab\u00a0t\u00e9l\u00e9-achat et call TV\u00a0\u00bb dans le corpus. Concernant les \u00e9volutions d\u2019ordre transversal, la proportion de femmes journalistes-animatrices pr\u00e9sente une augmentation de 3,45% depuis le Barom\u00e8tre de 2013 et de 6,77% depuis celui de 2011.<\/p><p>Lorsqu\u2019on dissocie les r\u00f4les de journaliste et animateur.trice, les r\u00e9sultats pr\u00e9sentent \u00e9galement des \u00e9volutions int\u00e9ressantes. En effet, la proportion de femme dans le r\u00f4le de journaliste est de 44,63%. C\u2019est une progression de 6,44% par rapport \u00e0 2013. Qui plus est en 2013, 38,19% des journalistes \u00e9taient des femmes pour 45,29% des animateur.trice.s. Les femmes \u00e9taient donc plus fr\u00e9quemment associ\u00e9es \u00e0 l\u2019univers du divertissement. En 2017, la tendance s\u2019inverse\u00a0: 44,63% des journalistes sont des femmes pour 35,43% des animateur.trice.s. Elles sont donc davantage associ\u00e9es \u00e0 l\u2019univers informationnel.<\/p><p><strong>Troisi\u00e8mement<\/strong>, dans les r\u00f4les discursifs socialement valoris\u00e9s d\u2019expert.e et de porte-parole, la proportion de femmes conna\u00eet une augmentation depuis le dernier Barom\u00e8tre. La proportion d\u2019expertes est pass\u00e9e de 18,83% en 2013 \u00e0 20,56% (+1,73%). Quant au r\u00f4le discursif de porte-parole, 28,23% des personnes qui l\u2019endossent sont des femmes en 2017, pour 23,21% en 2013 (soit une augmentation de 5,02%). Et si l\u2019on se focalise sur le r\u00f4le m\u00e9diatique d\u2019expert.e exclusivement dans les journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, on y constate une proportion de 24,49% de femmes. Ces \u00e9volutions 2013-2017 poursuivent les tendances amorc\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment.<\/p><p>Il existe donc des \u00e9volutions encourageantes. N\u00e9anmoins, un certain nombre de facteurs viennent nuancer ou contrebalancer ces \u00e9volutions.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><strong>- Tous les r\u00f4les m\u00e9diatiques sont majoritairement masculins.<\/strong><\/p><p>\u00a0<\/p><p>-<strong> Les femmes rev\u00eatent toujours plus fr\u00e9quemment le r\u00f4le de \u00ab\u00a0vox populi\u00a0\u00bb<\/strong> (39,54%) que de porte-parole (28,23%) ou d\u2019experte (20,56%). Ainsi, elles apparaissent davantage dans le registre de l\u2019affect, du \u00ab\u00a0pathos\u00a0\u00bb que du \u00ab\u00a0logos\u00a0\u00bb. Elles sont moins sollicit\u00e9es pour leur discours critique, leur savoir que pour leur exp\u00e9rience personnelle, leur t\u00e9moignage ou leur avis cens\u00e9 refl\u00e9ter la parole du citoyen ordinaire. C\u2019est une constante au fil des Barom\u00e8tres.<\/p><p>- <strong>En d\u00e9pit de leur progression dans ce r\u00f4le, les femmes journalistes sont moins nombreuses que les hommes<\/strong> (44,63% pour 55,37%). En outre, lorsqu\u2019elles sont pr\u00e9sent\u00e9es dans ce r\u00f4le, les femmes sont d\u00e9sormais davantage au second plan de la mise en sc\u00e8ne de l\u2019information (46,95%) qu\u2019au premier plan (36,00%). La pr\u00e9sence des journalistes f\u00e9minines a ainsi chut\u00e9 dans le r\u00f4le de journaliste principale (-7,84%) et augment\u00e9 dans celui de journaliste seconde (+9,84%) depuis 2013. L\u2019examen diachronique des donn\u00e9es montre que cette situation s\u2019\u00e9carte de 2011 et 2013 mais se rapproche de 2012.<\/p><p>- <strong>Si la proportion de femmes est en l\u00e9g\u00e8re augmentation dans les magazines et documentaires, l\u2019analyse des sous-genres de ces magazines met en exergue que ces derni\u00e8res sont plus largement associ\u00e9es \u00e0 des informations de type \u00ab\u00a0soft\u00a0news\u00a0\u00bb<\/strong>, qu\u2019\u00e0 la culture ou au patrimoine. Cette tendance avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e en 2013. En outre, l\u2019analyse des th\u00e9matiques des sujets d\u2019information dans lesquels apparaissent les intervenantes f\u00e9minines conforte cette tendance. On observe en effet que les hommes se distribuent dans une plus large vari\u00e9t\u00e9 de th\u00e9matiques que les femmes. Qui plus est, ces th\u00e8mes rel\u00e8vent aussi bien des hard news que des soft news, tandis que les femmes sont plus largement associ\u00e9es aux soft news et aux questions soci\u00e9tales (soci\u00e9t\u00e9, sant\u00e9, \u00e9ducation notamment). La seule th\u00e9matique o\u00f9 les femmes sont majoritaires par rapport aux hommes porte sur la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre (51,67% de femmes).<\/p><p>-<strong> Enfin, s\u2019agissant de l\u2019identit\u00e9 des femmes \u00e0 l\u2019\u00e9cran, celles-ci apparaissent toujours plus fr\u00e9quemment que les hommes sans aucune mention identitaire<\/strong> (nom, pr\u00e9nom, profession) lorsqu\u2019elles prennent la parole. C\u2019est une constante au fil des analyses. En outre, alors que l\u2019identit\u00e9 des femmes avait gagn\u00e9 en visibilit\u00e9 entre 2011 et 2013, l\u2019\u00e9cart entre hommes et femmes se creuse d\u00e9sormais. Il est pass\u00e9 de 7,64% en 2013 \u00e0 13% en 2017. Parmi les hommes 26,94% ne font l\u2019objet d\u2019aucune mention contre 39,94% pour les femmes.<\/p>","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-324","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-barometre-programmes-tv"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.csa.be\/egalitediversite\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/324","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.csa.be\/egalitediversite\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.csa.be\/egalitediversite\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.csa.be\/egalitediversite\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.csa.be\/egalitediversite\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=324"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.csa.be\/egalitediversite\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/324\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.csa.be\/egalitediversite\/wp-json\/wp\/v2\/media\/238"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.csa.be\/egalitediversite\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=324"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.csa.be\/egalitediversite\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=324"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.csa.be\/egalitediversite\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=324"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}