Des quotas plus spécifiques à l'identité culturelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles (art. 43 du décret) s'ajoutent à ces quotas européens.

Les télévisions doivent en effet réserver une part de 20% de leur temps de diffusion (à l'exclusion du temps consacré aux informations, à des manifestations sportives, à des jeux, à la publicité, à l'autopromotion ou au téléachat),à des programmes dont la version originale est de langue française. Elles doivent également proposer une proportion majoritaire de programmes en langue française (hormis les programmes musicaux). Enfin, le cas échéant, elles doivent réserver une part qui ne peut être inférieure à 4,5% de la programmation musicale à des oeuvres de compositeurs, d'artistes-interprètes, ou de producteurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles (est considérée comme issue de la Fédération Wallonie-Bruxelles une personne physique ou morale dont le domicile, la résidence, le siège social ou le siège d'exploitation est, ou a été, situé en Région bilingue de Bruxelles-capitale ou en Région de langue française).

Les télévisions locales (dispensées du respect des quotas d'oeuvres européennes, qui s'opposeraient à leurs missions fondamentales) doivent assurer dans leur programmation une production propre d'au moins la moitié du temps de diffusion de l'ensemble des programmes (en dehors des rediffusions).