{"id":1038,"date":"2021-04-07T09:05:44","date_gmt":"2021-04-07T07:05:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.csa.be\/map\/?page_id=1038"},"modified":"2021-04-07T09:05:44","modified_gmt":"2021-04-07T07:05:44","slug":"jean-paul-philippot-administrateur-general-de-la-rtbf","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.csa.be\/map\/jean-paul-philippot-administrateur-general-de-la-rtbf\/","title":{"rendered":"Jean-Paul Philippot &#8211; Administrateur g\u00e9n\u00e9ral de la RTBF"},"content":{"rendered":"[et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; admin_label=\u00a0\u00bbsection\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.22&Prime;][et_pb_row admin_label=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.25&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb3.25&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb|||\u00a0\u00bb custom_padding__hover=\u00a0\u00bb|||\u00a0\u00bb][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbText\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.6.6&Prime; header_text_color=\u00a0\u00bb#00a19a\u00a0\u00bb background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb]<h1 class=\"main_title\">\u201c\u00a0\u00bbNotre force, c\u2019est la couleur locale\u00a0\u00bb\u201d<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong data-rich-text-format-boundary=\"true\">Entretien avec Jean-Paul Philippot, Administrateur g\u00e9n\u00e9ral de la RTBF<br \/><\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e9tude MAP du CSA met en exergue que pour une large majorit\u00e9 des enqu\u00eat\u00e9s, les modes de consommation ne sont pas mutuellement exclusifs. Si ces enqu\u00eat\u00e9s ont une source de contenus privil\u00e9gi\u00e9e (t\u00e9l\u00e9vision, VOD payante, etc.), ils op\u00e8rent toutefois des combinaisons entre des modes de consommation qui apparaissent comme compl\u00e9mentaires. Quel regard portez-vous sur cette compl\u00e9mentarit\u00e9 des modes de consommation\u00a0? Comment analysez-vous la coexistence entre la t\u00e9l\u00e9vision et la consommation des contenus sur Internet\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>Les citoyens sont de plus en plus multiplateformes. Votre \u00e9tude est une photographie importante, un instantan\u00e9, qui m\u00e9riterait d\u2019\u00eatre reproduit \u00e0 date r\u00e9guli\u00e8re, car dans quelques ann\u00e9es, les choses auront encore chang\u00e9. La question en r\u00e9alit\u00e9 que tout le monde se pose, c\u2019est de savoir si dans cinq ans, il y aura substitution, ou une conjonction entre la consommation lin\u00e9aire et non lin\u00e9aire. Cette question est importante et elle s\u2019inscrit dans une r\u00e9alit\u00e9, celle du temps disponible des consommateurs et consommatrices. Notre journ\u00e9e est limit\u00e9e \u00e0 24 heures et on sait que le temps pass\u00e9 \u00e0 consommer les m\u00e9dias a augment\u00e9. La vraie question, c\u2019est de se demander ce qu\u2019il se passera quand cette \u00e9lasticit\u00e9 du temps arrivera \u00e0 saturation par rapport \u00e0 l\u2019offre disponible et le temps que les gens passent \u00e0 faire autre chose. Quand on regarde la derni\u00e8re \u00e9tude de l\u2019OFCOM, on voit que les anglais passent 58 minutes par jour sur YouTube et l\u00e0, on ne parle que de YouTube&#8230; La BBC a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 sa bascule num\u00e9rique pour r\u00e9pondre aux plus jeunes. Je suis n\u00e9anmoins convaincu que lorsque nous arriverons \u00e0 saturation de l\u2019offre et du temps disponible, un mod\u00e8le ne remplacera pas l\u2019autre. La t\u00e9l\u00e9vision lin\u00e9aire ne va pas dispara\u00eetre. On assistera plut\u00f4t \u00e0 une fragmentation encore plus forte de l\u2019offre et de la consommation, pla\u00e7ant les challengers toujours plus en difficult\u00e9.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est le d\u00e9fi des \u00e9diteurs comme nous. Ce d\u00e9fi, ce n\u2019est pas de faire des choix, de choisir de se lancer sur une plateforme ou une autre, de choisir un contenu plut\u00f4t qu\u2019un autre, mais bien de voir comment on adapte nos outils. Dans notre monde \u00e9conomique nous avons des ressources limit\u00e9es, alors qu\u2019on doit investir sur les diff\u00e9rents canaux sans abandonner la production de contenus. C\u2019est un d\u00e9fi cr\u00e9atif, mais c\u2019est aussi un d\u00e9fi de productivit\u00e9 d\u00e8s lors que l\u2019on veut produire pour de nouvelles plateformes sans abandonner nos contenus lin\u00e9aires. \u00c7a serait plus simple si nos \u00e9tudes montraient que dans 5 ans la t\u00e9l\u00e9vision \u00e9tait vou\u00e9e \u00e0 s\u2019\u00e9teindre. \u00c0 ce moment-l\u00e0, le choix est clair. Non \u00e7a n\u2019est pas le cas, on aura une offre lin\u00e9aire encore cons\u00e9quente et dans le m\u00eame temps, on devra \u00eatre pr\u00e9sent ailleurs, et de plus en plus largement aussi&#8230;<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>On constate par ailleurs que la consommation de t\u00e9l\u00e9vision reste importante chez les jeunes : 63 % des moins de 30 ans d\u00e9clarent consommer quotidiennement de la t\u00e9l\u00e9vision. La t\u00e9l\u00e9vision reste un moment de partage. Chez les jeunes, notamment ceux qui vivent chez leurs parents la consommation de t\u00e9l\u00e9vision se fonde avant tout sur la volont\u00e9 de passer un moment en famille. Quel regard portez-vous sur ce r\u00e9sultat ?<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est un r\u00e9sultat qu\u2019il faut \u00e0 mon sens relativiser, car quand on regarde les chiffres du CIM, qui reposent sur des mesures automatiques semi-passives en t\u00e9l\u00e9vision et donc tr\u00e8s proches des comportements, on voit tout de m\u00eame que le <em>reach<\/em> quotidien des m\u00e9dias traditionnels est inf\u00e9rieur \u00e0 40% chez les moins de 30 ans, alors qu\u2019il y a quelques ann\u00e9es, 60% des 15-24 ans consommaient encore de la t\u00e9l\u00e9vision. Il y a donc sans doute un impact des deux m\u00e9thodologies. Votre \u00e9tude reposant essentiellement sur du d\u00e9claratif. Cependant, je trouve\u00a0\u00e7a tr\u00e8s int\u00e9ressant que, dans votre \u00e9tude, les jeunes d\u00e9clarent consommer quotidiennement de la t\u00e9l\u00e9vision. \u00c7a nous apprend une chose essentielle, c\u2019est que la t\u00e9l\u00e9vision reste un m\u00e9dia de confiance pour les jeunes. M\u00eame si, dans les faits, ils la consomment moins qu\u2019avant, elle garde une valeur importante pour eux, soit de nostalgie, soit de s\u00e9rieux et symbolise peut-\u00eatre aussi des moments marquants. Quand une information importante passe, c\u2019est vers la t\u00e9l\u00e9vision qu\u2019on se tourne, pas les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>Sur la question de la consommation des jeunes, un autre \u00e9l\u00e9ment qui me semble important c\u2019est le timeshift viewing qui a connu une croissance tr\u00e8s rapide ces derni\u00e8res ann\u00e9es. On constate que 22 \u00e0 23% des moins de 25 ans regardent effectivement la t\u00e9l\u00e9vision en diff\u00e9r\u00e9. Le timeshift viewing pose question en mati\u00e8re de perte de revenus publicitaires parce que les consommateurs peuvent skipper la publicit\u00e9&#8230; En Flandre, la cha\u00eene VTM estime qu\u2019elle perd jusqu\u2019\u00e0 un tiers de son chiffre d\u2019affaires&#8230;<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019offre, on observe que si le lin\u00e9aire tend \u00e0 d\u00e9lin\u00e9ariser ses contenus, l\u2019inverse appara\u00eet \u00e9galement vrai. Il est int\u00e9ressant de relever \u00e0 ce sujet que Netflix, bien qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un service de VOD payant, a lanc\u00e9 une phase de test en novembre 2020 pour un nouveau canal de diffusion lin\u00e9aire de certains programmes, appel\u00e9 Netflix Direct. De son c\u00f4t\u00e9, la RTBF via sa plateforme RTBF Auvio vise \u00e0 s\u2019imposer en tant que nouvelle plateforme de distribution aussi bien sur le lin\u00e9aire que le non lin\u00e9aire et a \u00e9volu\u00e9 en une plateforme o\u00f9 d\u2019autres contenus sont disponibles : contenus exclusifs produits par la RTBF et contenus d\u2019autres \u00e9diteurs de services. Serions-nous en pleine recherche d\u2019une strat\u00e9gie pour r\u00e9pondre au mieux aux attentes des consommateurs en mati\u00e8re d\u2019usage des modes de consommation\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>Quand on dit que des plateformes comme Netflix se lancent dans le direct, il faut nuancer. Pour l\u2019instant, on est encore au stade de l\u2019essai et la part du direct que proposent les grandes plateformes de streaming reste tr\u00e8s marginale. On ne peut pas pr\u00e9tendre \u00eatre autre chose que ce que l\u2019on est. L\u2019ADN d\u2019un m\u00e9dia lin\u00e9aire, c\u2019est de proposer un contenu gratuit, financ\u00e9 par la publicit\u00e9, \u00e0 un public universel sur un territoire donn\u00e9.\u00a0 L\u2019ADN d\u2019une plateforme comme Netflix, c\u2019est tout l\u2019inverse, puisque ces derni\u00e8res proposent un contenu personnalis\u00e9 aux utilisateurs et payant sous la forme d\u2019un abonnement. La seule chose que nous avons et que ces plateformes n\u2019ont pas, ce sont des chaines de diffusion lin\u00e9aires. M\u00eame si les audiences s\u2019\u00e9rodent, ces cha\u00eenes lin\u00e9aires restent un marqueur important dans l\u2019imaginaire et dans le quotidien des consommateurs. \u00c7a n\u2019est donc pas \u00e9tonnant que ces plateformes s\u2019y essayent. De notre c\u00f4t\u00e9, nous devons tirer parti de cette force du lin\u00e9aire.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>Ce qui est vrai, c\u2019est que contrairement \u00e0 hier, nous avons d\u00e9sormais des concurrents sur un m\u00eame march\u00e9 qui nous poussent \u00e0 nous diff\u00e9rencier. Le match d\u2019hier consistait \u00e0 produire des contenus et \u00e0 les diffuser avec le plus de relais possibles, territoire par territoire. Quand HBO produisait un film, on le retrouvait sur une multitude de plateformes. Aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019exclusivit\u00e9 des contenus qui prime et qui fait la richesse des plateformes. Hier, nous \u00e9tions potentiellement partenaire, aujourd\u2019hui l\u2019objectif est de produire et le contenu et sa plateforme unique de diffusion. Il faut donc plus que jamais produire son propre contenu et se diff\u00e9rencier. Ce qui change par rapport \u00e0 hier, c\u2019est que les fournisseurs vont rendre leurs contenus exclusifs en fonction des plateformes. Tous les acteurs vont \u00eatre sur le m\u00eame terrain alors qu\u2019avant, ils se diff\u00e9renciaient par leurs canaux de diffusion : cin\u00e9ma, t\u00e9l\u00e9vision, etc. Le march\u00e9 va \u00eatre boulevers\u00e9. Auvio doit rester la plateforme dont les Belges ont besoin.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Plus concr\u00e8tement, comment se positionne Auvio aux c\u00f4t\u00e9s de g\u00e9ants streaming comme Netflix\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>Je pense que le v\u00e9ritable enjeu est de se diff\u00e9rencier de ces grandes plateformes et consid\u00e9rer que nous \u00e9voluons sur un autre terrain. Nous devons positionner Auvio comme \u00e9tant une plateforme de contenus originaux, et pas juste une plateforme de <em>replay<\/em>. Nous devons ensuite nous \u00ab\u00a0diff\u00e9rencier\u00a0\u00bb de nos concurrents. Nous devons \u00e0 tout prix rester local et nous pr\u00e9senter comme la plateforme de r\u00e9f\u00e9rence quand on est belge francophone. Il y aura certainement de nouveaux arrivants sur le march\u00e9 en provenance d\u2019Asie ou d\u2019Inde et une bagarre aura certainement lieu entre les grandes plateformes et nous n\u2019en ferons pas partie. Il faut laisser ces plateformes se battre. Elles finiront par se cannibaliser, car il n\u2019y aura pas de la place pour tout le monde. De notre c\u00f4t\u00e9, nous devons faire valoir notre atout local et le valoriser du mieux possible, car notre force, c\u2019est une force locale. Nos contenus doivent parler aux Belges francophones. Nous devons valoriser nos contenus audiovisuels un peu comme l\u2019\u00e9picier du coin valorise la production locale. C\u2019est une richesse dont nous disposons et \u00e0 laquelle d\u2019autres acteurs n\u2019ont pas acc\u00e8s.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est notre ADN que nous devons d\u00e9fendre et nous avons chacun notre ADN. Quand on regarde le catalogue de Netflix chez nous, ou en France ou m\u00eame en Allemagne, ils proposent plus de 80% d\u2019\u0153uvres anglo-saxonnes. \u00c7a c\u2019est le vrai Netflix. Quand les plateformes comme Amazon obtiennent les droits sportifs de grandes comp\u00e9titions, c\u2019est effectivement une perte pour les acteurs locaux, mais je pense que nous devons tirer parti de notre statut d\u2019acteur local pour proposer de nouvelles choses et apporter une r\u00e9ponse. Pourquoi pas en mettant davantage l\u2019accent sur des comp\u00e9titions dans des pratiques sportives qui ont moins d\u2019int\u00e9r\u00eats au niveau mondial mais des app\u00e9tits locaux importants. Prenez l\u2019exemple du handball ou du rugby en France, ou encore du biathlon en Scandinavie. Je vois dans ces comp\u00e9titions une r\u00e9ponse \u00e0 apporter aux plateformes qui couvrent de plus en plus les comp\u00e9titions ayant un retentissement mondial.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e9tude r\u00e9v\u00e8le que la RTBF Auvio est connue de 71,1% consommateurs de vid\u00e9o \u00e0 la demande (VOD) et utilis\u00e9e par 57% de ceux qui ont d\u00e9clar\u00e9 conna\u00eetre ce service. RTL Play est connu de 66,4% des consommateurs de VOD et utilis\u00e9 par 27,6% de ceux qui ont d\u00e9clar\u00e9 conna\u00eetre ce service. Les offres des distributeurs (Proximus, Telenet, VOO,\u2026) sont connues de 76,1% consommateurs de vid\u00e9o \u00e0 la demande (VOD) et utilis\u00e9es par 60,7% de ceux qui ont d\u00e9clar\u00e9 conna\u00eetre ces services. Selon vous, afin de concurrencer les GAFA, est-ce qu\u2019un rapprochement entre les diff\u00e9rents acteurs nationaux serait une piste de solution\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>Il ne faut pas faire des collaborations pour \u00eatre plus grands. On se trompe de vouloir concurrencer Netflix. Il faut proposer des collaborations qui ont du sens par rapport \u00e0 nos publics. Si nous voulons qu\u2019Auvio devienne incontournable pour les Belges francophones, nous devons alimenter la plateforme avec d\u2019autres contenus d\u2019int\u00e9r\u00eat et donc collaborer autour du contenu. Chez nos voisins, il y a des tentatives, comme Streamz en Flandre, Salto en France. On verra si \u00e7a fonctionne. Je pense pour ma part que la fusion n\u2019est pas une solution. Il ne faut pas rassembler tous les acteurs et devenir un seul service avec un nom commun. C\u2019est la collaboration autour du \u00ab\u00a0contenu\u00a0\u00bb et la recherche de diff\u00e9renciation qui est fondamentale. C\u2019est avec cette logique qu\u2019on peut esp\u00e9rer devenir un acteur important pour les consommateurs. L\u2019enjeu d\u2019hier, c\u2019\u00e9tait d\u2019\u00eatre bien plac\u00e9 dans la num\u00e9rotation des cha\u00eenes. Aujourd\u2019hui, l\u2019objectif est que notre application occupe une bonne place sur l\u2019\u00e9cran d\u2019un smartphone aux c\u00f4t\u00e9s des Uber, Netflix et Amazon et d\u2019\u00eatre bien pr\u00e9sents dans les offres des distributeurs dont les services comme Pickx ou sur les App des t\u00e9l\u00e9viseurs.<strong><\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ajouterai enfin un dernier enjeu fondamental. Le changement de paradigme, c\u2019est que d\u00e9sormais, nous pouvons dialoguer de mani\u00e8re individualis\u00e9e avec nos publics alors que la t\u00e9l\u00e9vision lin\u00e9aire ne le permettait pas. C\u2019est un changement important. Nous devons travailler imp\u00e9rativement sur les donn\u00e9es des utilisateurs et ne pas perdre de vue l\u2019enjeu de la personnalisation. La collecte et la gestion de ces donn\u00e9es n\u2019est pas juste une question \u00e9conomique, elle offre un lien personnalis\u00e9 avec l\u2019ensemble des publics dans un\u00a0monde o\u00f9 ce sera la r\u00e8gle demain. Sans ces informations, nous ne pourrons plus \u00eatre des ambassadeurs de contenus locaux et personnaliser notre offre. Pour des services comme Auvio, la collecte et la bonne utilisation des donn\u00e9es des utilisateurs est capitale. Auvio doit rester locale, poursuivre sa distribution de contenus de tiers et s\u2019enrichir d\u2019autres saveurs locales pour le consommateur. Il faut \u00eatre conscient que si des \u00e9diteurs comme la RTBF ne se lancent pas dans la course aux donn\u00e9es, nous devrons in\u00e9vitablement un jour les confier \u00e0 un tiers pour pouvoir continuer \u00e0 toucher nos publics et d\u00e9pendre de leurs algorithmes et d\u2019une certaine mani\u00e8re de leurs valeurs. On aura alors des Spotify et compagnie qui nous proposeront leurs services parce qu\u2019eux auront r\u00e9ussi ce pari de conna\u00eetre et cibler nos consommateurs&#8230; Derri\u00e8re la question des donn\u00e9es des consommateurs, il n\u2019y a pas juste un enjeu de protection des donn\u00e9es, ce sont des enjeux de coh\u00e9sion sociale, de pluralisme, de culture et donc de d\u00e9mocratie qui sont concern\u00e9s.<\/p>\n<p><strong><br \/><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.csa.be\/map\/entretiens-2\/\">Tous les entretiens autour de l&rsquo;\u00e9tude MAP<\/a><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u201c\u00a0\u00bbNotre force, c\u2019est la couleur locale\u00a0\u00bb\u201d &nbsp; Entretien avec Jean-Paul Philippot, Administrateur g\u00e9n\u00e9ral de la RTBF &nbsp; L\u2019\u00e9tude MAP du CSA met en exergue que pour une large majorit\u00e9 des enqu\u00eat\u00e9s, les modes de consommation ne sont pas mutuellement exclusifs. 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