Gestion

CSA intramuros

STATUT ET FINANCEMENT DU CSA 

Le CSA est une autorité administrative indépendante (statut établi par l’article 133 du Décret sur les services de médias audiovisuels). Il est principalement financé par la dotation annuelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles allouée en exécution de son contrat de financement. Un décret adopté le 14 juin 2018 est venu préciser à l’article 151 que d’éventuelles subventions octroyées dans le cadre de missions spécifiques peuvent compléter les ressources du régulateur. Outre le jumelage avec la HAICA tunisienne financé par la Commission européenne, le CSA a poursuivi en 2020 quatre projets ayant fait l’objet de subsides exceptionnels de la Fédération Wallonie-Bruxelles : une étude sur les modes de consommation des médias en Fédération Wallonie-Bruxelles, première du genre (« Médias : attitudes et perceptions ») ; une étude sur l’égalité de genre dans les métiers de l’audiovisuel, première du genre également ; un baromètre de l’égalité et de la diversité dans la communication commerciale, consacré pour la première fois au média radio ; et l’engagement d’un soutien administratif dans le cadre du jumelage avec le régulateur tunisien. Par ailleurs, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a octroyé au CSA un montant de 80.000 euros complémentaire à sa dotation dans le but de renouveler son système informatique de monitoring des médias, outil indispensable à l’exécution de sa mission régulatoire. 

En 2020, la dotation allouée au CSA dans le cadre de son contrat de financement 2019-2023 augmentée du montant dédié au renouvellement du système informatique de monitoring s’élevait à 2.952.000 euros. 

 

LES SERVICES 

Des modes de travail bouleversés et réinventés 

L’année 2020 a bien sûr été marquée par la situation sanitaire liée à l’épidémie de COVID, qui a bouleversé les manières de travailler. Comme tout le monde, le CSA a dû s’adapter très rapidement. Le télétravail est devenu une réalité à temps plein du jour au lendemain, qui a perduré sur la majeure partie de l’année. Il a fallu garantir l’exécution des missions, la qualité de service pour les publics, la disponibilité et l’adaptabilité pour les régulés. Il a aussi fallu composer avec les incertitudes, gérer les déceptions qu’immanquablement elles génèrent. Les projets se sont transformés mais la majorité a pu aboutir, grâce notamment à l’expérimentation de nouveaux modes de travail : les réunions virtuelles, les webinaires, … La crise a donné un vrai coup d’accélérateur sur ces aspects. Les équipes ont montré des capacités extraordinaires à s’adapter et à se réinventer. 

Il faut toutefois garder à l’esprit que cette dynamique s’inscrit dans le contexte de la crise sanitaire. Elle a pu à juste titre susciter des peurs, des inquiétudes, tant sur le plan personnel que professionnel. Pendant les différents confinements, le mélange de ces deux aspects a pu être lourd à porter, surtout pour celles et ceux qui ont des enfants à la maison. Le télétravail intensif génère aussi un risque de perdre le sens du collectif, l’opportunité de travailler en équipe, l’informel. Le CSA dispose de moyens technologiques pour faire circuler l’information, mais pour certaines choses rien ne vaut les discussions entre deux portes ou autour de la machine à café. Il sera important, dans « l’après-crise », de trouver un juste équilibre : favoriser le bien-être des individus et valoriser le collectif. 

À l’heure d’écrire ces lignes, nous ne sommes pas encore dans l’«après ». La crise est toujours là, même si elle est vécue différemment, avec l’idée de mettre en place des process pérennes. L’objectif n’est pas réductible à celui d’un « retour à la normale ». Par exemple, un questionnaire lancé pendant l’été a donné lieu à un réel plébiscite pour une augmentation du recours au télétravail hors temps de crise. Une modification en ce sens du règlement du travail a été portée par la Direction et le Bureau du CSA. Autre exemple, l’apprentissage des webinaires se poursuit : les trois grandes études publiées en fin d’année ont toutes été présentées en ligne, selon des formes adaptées. Les profonds changements traversés, les expérimentations lancées doivent nous inspirer pour interroger et adapter durablement nos modes de fonctionnement. 

Des arrivées et des départs 

Au cours de l’année 2020, certain.e.s membres du personnel ont quitté le CSA pour de nouveaux défis : 

  • Manon Letouche, Secrétaire d’instruction, est partie en détachement ; 
  • Philippe Moraldo, conseiller économiste a quitté ses fonctions le 12 janvier 2020; 
  • Thomas Piérard, qui a travaillé comme conseiller temporaire auprès de la Direction des études et recherches, a terminé son contrat ;  
  • Camille Laville, qui a travaillé comme conseillère temporaire auprès de la Direction des études et recherches et auprès de la Direction des Affaires européennes, a terminé son contrat ; elle a à nouveau rejoint notre équipe le 1er février 2021 en tant que conseillère chargée de recherches et des questions d’égalité et de diversité ; 
  • Sevara Irgacheva, conseillère « Diversité culturelle et production de contenu » est partie en détachement ; elle est remplacée depuis le 1er janvier 2021 par Jil Theunissen ; 
  • Jean-François Furnémont, achevant sa mission de Chef de projet du jumelage avec la HAICA tunisienne, a quitté le CSA ; 
  • Coraline Burre, conseillère au service de la Communication, a pris un congé pour raisons personnelles. Elle est remplacée depuis le 1er février 2021 par Cédric Mauer, jusque-là assistant de l’Unité Radio. 

D’autres nous ont rejoint : 

  • Émilie Herbert a travaillé temporairement comme conseillère auprès de la Direction des études et recherches ;  
  • Jil Theunissen a travaillé temporairement et successivement pour la Direction générale, l’Unité Télévision et le service Communication, en remplacement de différents congés. 
  • Jonas Frojmovics a rejoint le CSA en tant que conseiller économiste et chargé du pluralisme.