L’âge 

    L’âge est l’une des variables les plus complexes à encoder dans l’analyse des services radiophoniques. En effet, en l’absence de mention explicite il n’est pas identifiable comme tel. Ainsi, 82,20 % des intervenant.e.s du Baromètre n’ont pas pu faire l’objet d’une identification en termes d’âge (9103 sur un total de 11074).

    La catégorie d’âge la plus représentée est celle des 19-34 ans : elle rassemble 34,55 % des individus encodés dans l’ensemble des programmes. Cette tranche d’âge est nettement surreprésentée comparativement à sa présence réelle dans la population belge. En effet, au 1er janvier 2019, celle-ci est de 19,87 %[1]. L’écart entre la présence des 19-34 ans à la radio et dans la société belge est donc de 14,68 %. En revanche, les personnes de 65 ans ou plus et de 18 ans ou moins sont sous-représentées, mais dans des proportions variables. En effet, la distorsion entre les représentations radiophoniques et la société belge est plus marquante chez les 18 ans ou moins (6,58 % dans le Baromètre pour 21,30 % dans la société) que chez les seniors de 65 ans ou plus (14,36 % dans le Baromètre pour 18,94 % dans la société). Les autres catégories d’âge (35-49 ans et 50-64 ans) présentent des proportions similaires entre les représentations radiophoniques et la société belge.

    De manière générale, la « pyramide des âges » mise en exergue dans ce Baromètre des services radiophoniques présente une forme assez similaire à celle mise en exergue dans le Baromètre des services télévisuels de 2017. Dans ce dernier, les 19-34 ans rassemblaient 32,67 % des individus encodés dans l’ensemble des programmes. La tendance au « jeunisme » dans les représentations médiatiques est ainsi une constante au fil des Baromètres, et ce depuis 2011. Les écarts entre les modes de consommation (services télévisuels et radiophoniques) se marquent essentiellement sur les classes d’âges situées aux extrémités de la pyramide des âges : les plus jeunes sont largement moins représentés en radio qu’en télévision. A l’inverse, les personnes de 50 à 64 ans, et surtout celles de 65 ans et plus, ont davantage de visibilité dans les services radiophoniques.

    Penchons-nous maintenant sur la distribution des classes d’âge au sein des intervenant.e.s dont on parle ou qui prennent la parole (hors auditeur.trice.s). Nous constatons que les personnes de 19-34 ans et celles de 35-49 ans sont proportionnellement plus nombreuses que les personnes âgées de 50 ans ou plus dans la catégorie active de « personne qui prend la parole ». En revanche, les personnes de 50 à 64 ans et celles de 65 ans ou plus sont proportionnellement plus nombreuses que leurs cadets dans le niveau d’intervention passif de « personne dont on parle ». L’âge impacte donc le niveau de prise de parole.

    [1] Statbel. Population au 1er janvier 2019 : https://bestat.statbel.fgov.be/bestat/crosstable.xhtml?view=7de30ad3-0871-46ad-af5a-aad2f51969c3

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