Oui. Seule la publicité pour un établissement de jeux de hasard prohibé par la loi ou non explicitement autorisé est interdite (article 64, 2° de la loi). Le jeu de hasard est défini à l'article 2 de la loi du 7 mai 1999 comme étant « tout jeu ou pari pour  lequel un enjeu de nature quelconque est engagé, ayant pour conséquence soit la perte de l'enjeu par au moins un des joueurs ou des parieurs, soit le gain de quelque nature qu'il soit, au profit d'au moins un des joueurs, parieurs ou organisateurs du jeu ou pari pour le lequel le hasard est un élément, même accessoire, pour le déroulement du jeu, la détermination du vainqueur ou la fixation du gain ». La Commission des jeux de hasard est chargée d'accorder les licences pour exploiter des jeux de hasard ou établissements de jeux de hasard.

Par contre, ne relève pas de la notion de jeu de hasard au sens de la loi du 7 mai 1999 « les jeux proposés dans le cadre de programmes télévisés au moyen de séries de numéros du plan belge de numérotation pour lesquels il est autorisé de facturer à l'appelant, en plus du prix de la communication, également le prix du contenu, étant entendu que ce prix est limité aux séries pour lesquelles le tarif de l'utilisateur final ne dépend pas de la durée de l'appel, et qui forment un programme complet de jeu » (article 3.4 de la loi).

Ces jeux font l'objet d'une réglementation particulière.

En effet, le 1er janvier 2007 est entré en vigueur, l'arrêté royal du 16 octobre 2006 portant les conditions auxquelles doivent satisfaire les jeux proposés dans le cadre de programmes télévisés au moyen de séries de numéros du plan belge de numérotation pour lesquels il est autorisé de facturer à l'appelant, en plus du prix de la communication, également le prix du contenu, étant entendu que ce prix est limité aux séries pour lesquelles le tarif de l'utilisateur final ne dépend pas de la durée de l'appel, et qui forment un programme complet de jeu . Cette nouvelle réglementation prévoit des mesures de protection des joueurs et de vérification de la bonne régularité du jeu sous contrôle de la Commission fédérale des jeux de hasard, limitant ainsi les dérives possibles.

L'arrêté introduit également un système d'approbation préalable de l'organisation, du mode de sélection et de la méthodologie du jeu par la Commission des jeux de hasard.