Comme pour la télévision numérique terrestre, la diffusion de la radio se fait par multiplexage, c’est-à-dire que plusieurs stations de radio sont diffusées sur un seul canal de 1,5 MHz de large. Cela permet de mutualiser les coûts de transmission et d’utiliser les mêmes émetteurs et les mêmes sites d’antenne pour tous les services.

Actuellement, la norme utilisée en Belgique est le DAB (Digital Audio Broadcasting). Le DAB+, une évolution du DAB, traite la compression du son de manière plus efficace et permet donc de diffuser plus de programme sur un même canal. En plus des mêmes propriétés que le DAB/DAB+, il existe aussi la norme DMB qui permet la diffusion de vidéos.

Qualité de réception et qualité sonore
La radio numérique ne présente pas les problèmes de brouillages rencontrés fréquemment chez nous en FM. En effet, la diffusion numérique permet d’utiliser autant d’émetteurs que nécessaire pour couvrir un territoire et ce sur la même fréquence. Cette possibilité s’appelle le SFN pour Single Frequency Network. Par ailleurs le son, exempt des brouillages bien connus de la FM, peut être d’excellente qualité, en fonction de la bande passante allouée à chaque service. Ainsi pour les programmes musicaux, le débit peut-être élevé et la qualité sonore en conséquence.

Données associées
Il est possible d’ajouter au flux audio une série d’informations sous forme de textes, d’images fixes ou de vidéo (dans le cas du DMB). On cite souvent en exemple l’info-trafic, les grands titres de l’actualité ou la météo. Par ailleurs, la possibilité d’avoir des données associées peut être utilisée pour constituer un guide électronique des programmes à l’image de ce qui se fait sur la télévision numérique.

Extension de l’offre
L’optimisation de l’usage du spectre est également une grande qualité de la numérisation car on occupe moins de capacité pour une qualité de son identique, voire supérieure. Cette rationalisation permet donc d’offrir plus de chaînes, réparties de manière plus équitable sur tout le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour avoir un ordre de grandeur, les capacités permettent d’offrir 30 à 40 stations partout en Fédération Wallonie-Bruxelles (l’offre serait en partie différenciée au niveau des provinces). Parmi ces services, certains seront donc exclusifs à la plateforme numérique.